Partager l'article ! LA MORT, ET APRÉS ? (Conférence au Club 41): Frappés par la mort, ce matin même, de no ...
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Frappés par la mort, ce matin même, de notre ami Philippe, vous souhaitez que je nous aide à positiver cet événement douloureux (cliquez) .
Aux origines de l’humanité
Yves Coppens nous apprend que la naissance de l’homme s’accompagne, au tournant du Neandertal, par l’apparition de deux faits marquants : alors que les ossements des animaux préhistoriques sont disséminés dans la nature, l’Homme enterre les cadavres de ses morts, leurs ossements sont regroupés dans un même lieu.
Au même moment, nos ancêtres apprenaient à maîtriser un langage élaboré, qui leur permettait de donner une signification symbolique à leur vie – et à leur mort.
Parallèlement, on s’aperçoit que les peintures rupestres ne sont pas seulement des représentations de scènes de chasse : certaines semblent représenter le triomphe de la vie sur la mort, par la victoire de l’Homme sur son gibier.
Dès son apparition sur terre, ce qui fait donc la différence entre l’Homme et l’animal, c’est une certaine conscience que la mort ne met pas un terme à la vie : qu’il y a « quelque chose » après la mort, ou au-delà de la mort.
Les premières civilisations
Ce « quelque chose », les premières civilisations occidentales vont le formuler par des mythologies complexes, dont le pivot central est ce qui se passe après la vie terrestre.
En Égypte, en Assyro-Babylonie, en Grèce puis à Rome, la mort est toujours représentée comme un passage. Le mort va errer pendant quelque temps avant de trouver un passeur qui lui permet d’accéder au lieu de son repos définitif. C’est Anubis au bord du Nil, ou Charron en Grèce qui fait traverser au mort le Styx, rivière-frontière.
Pendant ce temps d’errance avant son passage, le mort doit pouvoir se nourrir et disposer de ses objets familiers : on les dépose donc dans la tombe avec des aliments.
Souvent, on pose sur ses lèvres une monnaie pour qu’il puisse payer le passeur d’éternité.
Toutes les premières civilisations se rejoignent donc dans la conscience que le mort continue à vivre. Qu’il doit franchir un obstacle, après quoi il parvient au lieu du repos éternel – Champs-Élysées, Pâturages Éternels, Ciel - le nom et l’imagerie de ce lieu diffèrent selon les cultures, mais la conviction est partout la même : il y a une vie après la mort.
Le judaïsme
Seuls parmi les peuples de l’Empire romain, les juifs croyaient à une résurrection des morts, au Dernier Jour : c’est-à-dire à la fin des temps, quand ce monde-ci cesserait d’exister.
Il y aurait alors une résurrection générale de tous les morts, mais pas pour retrouver leur état antérieur. Cette résurrection finale serait en fait une seconde création, comparable à la première (celle de Genèse) : un nouveau monde serait créé, dont Le Mal (Satan) serait exclu, et où les morts vivraient dans le bonheur d’une lumière divine que plus rien n’obscurcirait.
Dans ce judaïsme ancien apparaît peu à peu l’idée que nous possédons une néphesh, quelque chose d’assez imprécis qui se sépare du corps à la mort et va vivre, en attendant la résurrection du Dernier Jour, dans un endroit qu’on appelle le Shéol. Ce n’est pas un lieu de punition comme l’enfer, mais un lieu d’attente, sombre et pénible puisqu’on n’est plus vivant, mais pas encore ressuscité.
Au Moyen âge on a traduit néphesh par âme, et Shéol par enfer : double erreur dont les conséquences vont influencer le christianisme naissant.
Jésus
Ầ son époque, les pharisiens enseignaient la résurrection au Dernier Jour, conviction partagée par la majorité des juifs sauf le clergé de Jérusalem, les sadducéens.
Lui-même pharisien, Jésus n’a rien dit de l’après-mort : il partageait les convictions de ses collègues pharisiens. Mais par ses actes comme dans ses paraboles, il a enseigné avec force que l’échec n’existe pas.
Il y avait en Israël deux grands échecs de la vie :
1- La maladie : elle mettait le malade à l’écart de la société. La maladie (surtout les maladies de peau) était une cause d’exclusion sociale, politique et religieuse, qui équivalait à une véritable condamnation à mort. Or Jésus guérit tous les malades qui viennent à lui, et les réintègre par là dans la vie sociale de son temps.
2- Le péché : trois catégories de pécheurs étaient exclus de la société : les collaborateurs avec l’occupant romain, les fonctionnaires corrompus et les prostituées. Or Jésus partage la table des collaborateurs, accueille les fonctionnaires corrompus (l’un d’eux, Lévi-Matthieu, deviendra son disciple), relève les prostituées – à une condition, qu’ils reconnaissent leur péché et fassent le chemin de conversion rendu possible par leur rencontre avec lui.
Pour l’un comme pour l’autre cas, le message est clair : dans la vie, il n’y a pas d’impasse définitive. Aucune situation, aucune erreur de parcours - même la pire -, n’est irrémédiable : une nouvelle vie est toujours possible, dès maintenant, sans attendre le jugement final.
Vous lirez Dans le silence des oliviers (cliquez) la description de cette attitude, qui est une des grandes nouveautés apportées par Jésus.
Le christianisme
Quelques mois après sa mort, ses disciples annoncent qu’il est ressuscité, non pas au Dernier Jour, mais 36 heures après sa mort.
Une résurrection avant la fin du monde, chose totalement inédite pour les juifs : cette affirmation marque la naissance du christianisme (cliquez). Paul de Tarse va s’emparer de l’idée, et la développer : « Vous ressusciterez, dit-il, puisque Jésus est ressuscité ». Et ses disciples concluront peu après : « Puisque Jésus est ressuscité, c’est qu’il était Dieu – seul un Dieu peut se ressusciter lui-même ».
Au Moyen âge, on va élaborer la notion de l’âme : à la mort, elle se sépare du corps et vit de son côté (on ne sait pas trop comment) en attendant de retrouver son corps.
Thomas d’Aquin aura beaucoup de mal à expliquer ce que c’est qu’une âme privée de corps : en fait l’âme n’a aucune réalité, c’est une construction purement intellectuelle de philosophe.
Pour savoir ce que fait l’âme en attendant la résurrection, on invente alors le purgatoire. Ầ la mort, l’âme va soit au ciel, soit au purgatoire en attendant, soit en enfer.
L’enseignement du Bouddha
Pour Siddhârta, l’âme n’existe pas. La mort n’est qu’un passage d’une forme de vie à une autre : « Rien ne disparaît, tout se transforme » (cliquez).
Le vivant (animal ou humain) parcourt des cycles successifs de morts suivies de renaissances (le mot réincarnation est une invention occidentale) : au moment de sa mort, si la somme de ses actes négatifs l’emporte sur la somme de ses actes positifs, il ne peut que s’engager dans une nouvelle naissance, et ainsi de suite jusqu’à ce que le positif finisse par l’emporter sur le négatif.
Ces « actes », ce sont les pensées, les paroles et les actions de toute une vie. Quand il n’y a plus que du positif, c’est l’Éveil : alors, aucune renaissance n’est plus nécessaire et l’Éveillé, enfin libéré du cycle douloureux des renaissances, va vivre dans ce que Siddhârta appelle « le ciel ».
Quand ses disciples lui demandent en quoi consiste ce ciel, il a une réponse pleine d’humour : « Je ne suis pas sans en avoir une certaine idée, répond-il, mais je ne vous en dirai rien. Parce que je ne suis pas venu pour vous décrire ce qui se passe après l’Éveil, mais pour vous y conduire dès maintenant, dans cette vie-ci. Faites donc ce que je vous dis, et vous verrez bien quand vous y serez. » Un peu plus loin, il est plus sérieux : « Avec nos mots, dit-il, nous ne pouvons parler que de ce que nous connaissons par l’expérience acquise dans notre vie terrestre. Je devine intuitivement à quoi doit ressembler le ciel, mais je ne trouve pas les mots pour en parler. »
Le bouddhisme tibétain
Le bouddhisme pénètre au Tibet au VIII° siècle : depuis 12 siècles, les tibétains ont accumulé observations, recherches médicales, expérimentations, autour du moment de la mort et de ce qui s’ensuit immédiatement.
Dossier considérable, étoffé, précis, résumé dans le Livre des Morts tibétain ou Bardo Thödol.
Ils étudient les phases de la mort (le Bardo), s’aperçoivent que le processus n’est pas immédiat, que la fin du souffle n’est que le début d’un cheminement au cours duquel le vivant doit quitter son corps pour se trouver face à la réalité de ce qu’il était au moment de sa mort.
Là, débarrassé de tous les faux-semblants, des illusions sur lui-même, des mensonges consentis ou implicites, il se voit tel qu’il est. Et il penche, de lui-même, soit vers une renaissance qui lui permettra de purifier encore son karma, soit vers une non-renaissance, une entrée dans la réalité ultime.
D’après leurs observations, le processus peut durer 2 à 3 jours, parfois plus (pas plus de 7 semaines). Pendant cette période qui suit la fin du souffle, le vivant est conscient de tout ce qui se pense, se dit et se fait dans les univers. Par la méditation, nous qui sommes restés pouvons être en contact avec lui, et lui envoyer les pensées positives qui l’aident dans ce moment délicat de la confrontation avec la réalité.
J’ajoute que les études médicales menées sur les Expériences de Mort Imminente (NDE en anglais) depuis 40 ans, confirment totalement l’enseignement du Bouddha et le dossier très complet rassemblé par les tibétains.
Que conclure ?
La mort d’un ami, d’un proche nous frappe toujours douloureusement. Il me semble que quand on constate que toutes les civilisations de l’humanité, depuis ses origines, vont dans le même sens, c’est à prendre au sérieux : la mort n’est qu’un passage.
Il n’y a pas de mort, il n’y a que des formes de vie.
Celle que nous vivons en ce moment n’est qu’une étape, vers autre chose.
Cet autre chose, nous n’avons pas les mots pour le dire : mais de ce parcours rapide nous pouvons retirer deux certitudes, exprimées différemment mais unanimement dans l’évolution des cultures.
D’abord, que nos morts vivent, soit par leur renaissance ici-bas (et alors, nous n’avons plus de contacts avec eux), soit dans une forme de vie dont nous ne pouvons rien dire. Mais dans laquelle ils sont en contact avec nous, au-delà des mots et des images, au niveau de ce que la Bible appelle le « cœur ».
Ensuite, que les jours et les ans qui nous sont donnés à vivre avant notre propre mort doivent nous servir pour « purifier notre karma », c'est-à-dire pour faire basculer nos vies (nos pensées, nos paroles et nos actes) du négatif vers le positif.
Pour positiver nos vies, inlassablement.
M.B., 15 janv. 2012






Je lis avec toujours autant d'interet tes reflexions et tes positions sur les sujets d'actualité et je suis trés sensible à la sincérité de tes propos.Pourrais tu en quelques lignes m'aider à differencier "l'exegese et la patristique" merci et à bientot de te lire .Amicalement p.A.
Au quai, on va tâcher. Un de ces jours, Inch'Allah
L’édition n°51 du "Monde des Religions" de Janvier/Février a pour sujet "Cerveau et spiritualité".
On peut y lire d'intéressants articles qui développent certaines questions que des blogueurs se posent sur votre site, notamment les bienfaits de la "méditation laïque".
Je confirme que "Dieu malgré lui" est votre œuvre majeure et unique en son genre. Le parallèle Siddhârta/Jésus est audacieux mais si lumineux pour nos vies, je vous en suis très reconnaissant.
Je viens de terminer E.M Gallez, son travail est remarquable. Puisque le roman vous sied, aborderez-vous l'exégèse du Coran et de Muhammad sous cette forme littéraire?
Que l'Uma vous conduise au monde intérieur!
Amicalement
HC
Merci pour la référence du Monde des Religions. Sauf que la méditation ne saurait être qualifiée de "laïque" (comme s'il y avait une méditation religieuse). C'est une technique de contrôle des pensées. Ensuite, chacun s'en sert comme bon lui semble, religieusement ou non !
Oui, j'aborde le Coran sous la forme de roman, ce qui n'empêche pas que je ne trouve pas d'éditeur pour ce texte-là. La frilosité règne, peut-être justifiée.
Merci, M.B.
En réponse au dernier post sur les religions et les états modifiés de conscience (shamanisme, emi, drogue hallucinogéne, transe) vous pouvez lire "SURNATUREL" de Graham Hancock(auteur de "l'empreinte des Dieux")gros bouquin qui explique dans la cinquiéme partie comment les mythes religieux ont été souvent élaborés et ritualisés sous l'effet de substance modifiant la conscience. Les prêtres indo-aryens buvaient l'ahoma ou le soma(qui semble être un champignon) qui leur donnait l'immortalité.Les mages égyptiens utilisaient la fleur de lotus ou de nénuphar, il mangeait la chair d'Osiris sous forme de pain. Saint-Paul a-t-il fait une emi , à Damas ou lors de sa vision du corps éthérique , lui que l'on disait atteint d'épilepsie ? Les gnostiques chrétiens du 1 siècle ap jc (voir Nag Hammadi) avaient des textes sur l'illusion des choses réelles, l'homme n'étant qu'une apparence.
"il est tristement ironique de voir que ces "grâces gratuites" que nos ancêtres utilisèrent à l'origine avec prudence et révérence afin d'explorer la réalité non ordinaire et d'y apprendre des choses, ont, à la faveur de tout ce temps écoulé, été détournées par des bureaucrates vers le cul-de-sac spirituel de l'"ecclesia", où tout n'est que dogme qu'on ressasse sans cesse, où presque personne n'a plus d'expérience directes avec le surnaturel, et où on ne peut rien découvrir ou apprendre de nouveau"
Merci de cet éclairage. M.B.
Je m'intéresse beaucoup aux expériences de mort imminente ( NDE ou EMI en français) et la parution en 1992 du très bel ouvrage collectif " La mort transfigurée" fut pour moi une révélation.Peu de temps après, je vis à la télévision française une émission consacrée à ce sujet; y participait notamment feu le professeur Louis-Vincent Thomas. Il lui fut posé la question suivante à laquelle il n'eut pas de réponse sur l'heure, mais il promit d'y réfléchir : " Dans quelle mesure la NDE n'a-t-elle pas été à la base des religions que nous connaissons ?" - Et j'ajouterai : "Et non le contraire." Je ne crois nullement que l'EMI justifie le bouddhisme, l'avère mais c'est plutôt le bouddhisme qui s'est nourri du phénomène NDE. Je pourrais prendre d'autres exemples, tirés tant des religions égytienne, gréco-romaine ou chrétienne. Si l'on débarrasse le christianisme de sa gangue cléricale et donc dogmatique et que l'on en revienne à une lecture ( hyper ?) critique des Evangiles - ce qui est ma position - force est de remarquer ( avec pour moi une certaine nostalgie ! Et oui..) que l'on s'éloigne du Mythe fondamental et que l'on va, forcément, vers un certain désenchantement du monde...Mais Pascal l'avait déjà formulé dans ses Pensées.
Impossible de dire (historiquement) si les EMI ont engendré la réflexion hindo-bouddhiste sur le Bardo. Ou la notion, vague mais solidement attestée, d'une renaissance après la mort en Israël à l'époque de Jésus. On ne peut que constater la concommitence.
Et remarquer que les études récentes sur les EMI (le livre de Raymond Moody en 1971 ouvre le feu) corroborent parfaitement, sur ce point, les enseignements de Siddhârta amplifiés (et déformés) par le bouddhisme vajrayana (tibétain).
En Histoire, concordisme ne veut jamais dire forcément filiation !
M.B.
J'ai lu "Dieu malgré lui"
Je l'ai même revenu par Priceminister
Vivement votre livre sur l'Islam qui devrait rendre un sacré service
Que Jésus et Siddartha, s'ils le peuvent, ce dont je doute beaucoup, vous inspire dans la dernière relecture du dangereuyx - effectivement - manuscrit.
Mais vo n'allez tout de mêem pas aussi prendre Mohamed comme troisième maîtres ?
A la limite je vous conseillerais plutôt modestement Plotin et un ou deux livres de Ian Stevenson, plus un ou deux sur les EMI.
Sur les EMI, je sous tout à fait au point, depuis longtemps. Plotin ? Un superbe philosophe. Mais Jésus n'était pas un philosophe : un Maître de vie, c'est tout autre chose.
Avec le Coran, c'est tout différent. Le problème, c'est que ce texte est plutôt un maître de mort... Le dire, ce n'est pas être politiquement correct. Je vais avoir du mal à trouver un éditeur qui diffuse.
Amicalement, M.B.
Il ne saurait être question de vous épingler, mais de savoir ce que le célèbre auteur à audience internationale croit pour mieux le lire et le comprendre.
J'ai cru comprendre que "dans le temps" vous avez prié Jésus comme Dieu et que, à cette date-ci, vous ne considérez plus votre ami Jésus comme étant Dieu.
Je l'ai prié comme vous et je me trompais. C'était de l'auto-suggestion. Comme d'entendre l'appel de Dieu à devenir moine non prêtre pour vous, père missionnaire pour moi
Il me semble, sans intention malveillante, que vos lecteurs dont je suis ont le droit de savoir de quel bois vous vous chauffez à cette date pour vous comprendre. Que vous soyez dans le vrai ou non.
Avant de dialoguer et pour mieux le faire au profit éventuel de tous
Jésus serait vivant pour toujours ? Quels exégètes indépendants l'affirment et le prouvent ? Qui d'autre est vivant pour toujours ? Personne ne lui arrive à la cheville ?
De quand date incontestablement le plus ancien écrit fiable non pas de "votre" bouddha, mais sur votre "bouddha"
Paul nous a trompé, les disciples de Mohamed nous ont trompé, pourquoi les disciples de "votre" bouddha Gautama (car il se dit qu'il y en a eu d'autres, comme il y eut d'autres Jésus et messies, y compris à son époque) ne nous auraient-ils pas trompé par amour aveugle et/ou par intérêt ... ou par amitié.
Qu'est-ce que votre ami Jésus a réellement fait et dit d'exceptionnel, de vital que quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de lui ne peut pas trouver et surtout s'efforcer de VIVRE tout seul ?
EMI, réincarnation : vous ne répondez pas ;-)
Cher ami,
J'ai répondu à toutes ces questions, au fil du temps et de mes recherches, dans mes livres.
Je vous suggère de (re)lire "Dieu malgré lui" (Robert Laffont) qui, bien qu'écrit avant que j'aie pris connaissance des recherches américaines, reste un livre fiable (et, je crois, un "fondamental"). Vous y verrez comment la confrontation de deux expériences, celle de l'Occident et celle de l'Orient, nous permet d'avancer et de comprendre comment un être humain, ayant connu l'Éveil, vit pour toujours.
Un Éveillé est un Maître, parmi d'autres. Lui aussi est à la recherche de la vérité. Se mettre à son école, c'est partager sa recherche. Dans ce domaine, Jésus et Siddârtha m'ont paru être deux Maîtres particulièrement fiables. Je me chauffe au bois de ces deux Maîtres, empruntant à l'un et à l'autre ce qui me paraît le meilleur pour la compréhension de nos destinées. La "foi" n'a rien à voir là-dedans.
Amicalement, M.B.
Profitez en, SVP, pour dire avec précision quelle est exactement votre spiritualité et votre perception de la Source de tout.
Apparemment je suis modestemernt d'accord avec vous sur ce point : Dieu n'est plus interventionniste ..... si on s'exprime mal de cette façon.
Mais comme pour Lui il n'est ni temps, ni espace ... soyons prudents quand on s'aventure à en dire beaucoup plus (trop ?) sur l'Ineffable
Il est peut-être encore plus difficile de connaître les faits et propos authentiques de ce bouddha que de ce Jésus dont vous semblez ne pas pouvoir vous libérer ;-)
Il est vrai qu'après tant de livres tant traduits .....
netlieu ..... t(urcvo
Vous me demandez de "dire avec précision quelle est exactement votre spiritualité". Pourquoi ? Pour pouvoir m'épingler dans une case, sur le marché des spiritualités, comme un des insectes des collections du Muséum ?
Je suis l'ami et le disciple, principalement, d'un homme (Jésus) : c'est un vivant, comme tout vivant il échappe à la mise en équations. Je le découvre peu à peu, ce n'est pas fini.
Pourquoi me "libérer" d'un ami, fiable, avec lequel j'entretiens une relation depuis 60 ans ? Je connais ses limites, mais j'apprécie infiniment ses qualités. Vous-même, est-ce que vousd vous "libéreriez" d'un ami... parce que c'est un ami ?
Quant à "connaître les faits et propos authentiques de ce bouddha", c'est le travail de l'exégèse - discipline qui dispose maintenant d'outils assez fiables. Je suis en apprentissage de cette discipline depuis 40 ans : si vous voulez, bienvenu au club.
Amicalement, M.B.
" Frappés par la mort, ce matin même, de notre ami Philippe, vous souhaitez que je nous aide à positiver cet événement douloureux"
Que Philippe ait franchi "l'étape" ne fait pas notre deuil.
Nous restons seuls face à notre karma mais les êtres disparus ne nous apparaitront plus sous la forme où nous les avons aimées.
La lucidité extrême a un effet corrosif sur la foi, qu'elle soit religieuse ou amoureuse. "Ne peut-on concevoir une exigence de vérité qui se refuse à toute concession, comme à toute distinction entre normal et maladif? Nous sommes vraiment vivants dans l'intervalle entre l'inconscience de la santé et le néant de la mort. Nous vivons seulement quand nous mourons la vie, quand elle nous manque et nous marque du vide de l'être.
Oui, nous souffrons toujours de l'absence des départis.
Mais on peut, en travaillant la méditation, mieux intégrer cette souffrance. Et découvrir en même temps une autre façon d'être en relation avec les vivants. Reste que chacun de nous, dans ce domaine, est un "débutant" !
M.B.
« …..ce qui fait donc la différence entre l’Homme et l’animal, c’est une certaine conscience que la mort ne met pas un terme à la vie «
Il y a des gens déclarés intelligents, et même des philosophes qui affirment que Dieu n'existe pas et qu'après la mort, c'est le néant. Ce ne seraient donc pas des Hommes ?
A propos de l'enfer : Je donnerais assez cher pour que l'INA retrouve le sujet télé dans lequel le cardinal Lustiger répondait jésuitiquement « L'enfer existe mais il est vide ». Et pourtant la crainte de l'enfer a beaucoup enrichi l'Eglise et ruiné certains grands pécheurs.
« Mais par ses actes comme dans ses paraboles, il a enseigné avec force que l’échec n’existe pas ».
Où ? C'est à dire ?
Or Jésus guérit touts les malades qui viennent à lui, et les réintègre par là dans la vie sociale de son temps.
C'est prouvé ? Où c'est de pieux ajouts apologétiques ?
Même si les deux termes sont maladroits en français comme en anglais avez-vous quelque peu approfondi les réalités et surtout les témoignage des « bénéficiaires » (et le mot n'est pas trop fort) des NDE ou EMI ?
Si la réincarnation jusqu'à notre dernière vie où nous serons devenu tout amour, tout aimant, seconde après seconde, voire même dans notre sommeil, est un mythe, comment expliquez-vous, avec ou sans Jésus et/ou Bouddha, la « justice » du sort de l'aveugle à vie ou de toute autre vie « douloureuse » et peu enviable plus ou moins longue ?
La Source Ineffable de tout ne pouvant être injuste, il n'y a qu'une explication possible : les réincarnations et les karmas (intelligemment pensés) qui consiste à expérimenter des épreuves que nous avons infligé à d'autres dans des vies antérieures.
Si vous avez plus logique à proposer ….. qui justement répond à votre question initiale .....
Pour Siddârtha, "Dieu" n'existe pas, mais après la mort, ce n'est pas le néant. Il ne faut pas coupler les 2 paramètres.
L'attitude & les guérisons de Jésus : je vous renvoie au "Silence des oliviers" (Albin Michel).
Tant qu'on imagine "Dieu" comme continuant à agir dans l'univers (et donc, responsable de ce qui se produit de bon comme de mauvais), on s'enferme dans une aporie. Il faut en sortir, je vais faire un article là-dessus !
Merci
M.B.