Publié dans : MESSAGE TEMPORAIRE
Avec l'amitié chaleureuse qui lui est coutumière, Jean-Claude Barbier m'a proposé de m'aggréger à la communauté de blogs qu'il a créée,
Religions en toute liberté.
Elle compte déjà 12 blogs : je suis donc le treizième de cette communauté, et vois là un clin d'oeil du treizième apôtre dont je me suis fait le chroniqueur.
Vous trouverez dans ce blog un ensemble disparate d'articles, réunis pour l'instant sous 6 têtes de chapitres ou "catégories". Ce sont les échos, ou si vous voulez les miettes, de mon travail de chercheur et d'écrivain . Je m'y exprime beaucoup plus librement que dans mes publications : le blog supporte les approximations de l'immédiateté, il tolère les "coups de geule". Inch'Allah, ces miettes se retrouveront un jour ou l'autre dans une publication où la diplomatie obligera à plus de pondération (et moins de spontanéité).
Je me retrouve assez bien dans le scepticisme de ce vieux stoïcien de Pilate, dont le IV° évangile nous transmet une phrase certainement authentique : "Qu'est-ce que la vérité ?" Ce que je transpose ainsi : "à quoi bon ?" Nous sommes si peu nombreux à chercher la vérité, immergés dans la forêt dense de l'hyper-bruit médiatique d'une part, et des conformismes religieux d'autre part !
A quoi bon parler ? Qui entendra ? Quelque chose peut-il changer ? Quelque chose de nouveau peut-il naître dans ce siècle fatigué, noyé dans les gémissements de souffrance et les cris des camelots de vérités en carton-pâte ?
A quoi bon ?
Alors je me tourne vers Jésus le nazôréen, l'ami très-aimé.
Et je le vois dire ce qu'il avait à dire, faire ce qu'il avait à faire. Entendu, de son vivant, par les seules collines de Galilée, leurs oliviers séculaires et leurs grillons chanteurs.
Trahi, dès sa mort ou même un peu avant.
Comme son maître Jean-Baptiste, Jésus a parlé dans le désert. Il a vécu et il est mort dans l'indifférence.
Aujourd'hui, il est le plus célèbre inconnu de la planète.
Ai-je le droit, ayant croisé un jour son regard, ayant été séduit par lui, ayant été aimé par lui (comme seul, je crois, il sait aimer), de ne pas parler face au désert ?
C'est pourquoi je me suis assis dans le réseau d'Internet.
Sur un strapontin.
M.B., 15 janvier 2008
Elle compte déjà 12 blogs : je suis donc le treizième de cette communauté, et vois là un clin d'oeil du treizième apôtre dont je me suis fait le chroniqueur.
Vous trouverez dans ce blog un ensemble disparate d'articles, réunis pour l'instant sous 6 têtes de chapitres ou "catégories". Ce sont les échos, ou si vous voulez les miettes, de mon travail de chercheur et d'écrivain . Je m'y exprime beaucoup plus librement que dans mes publications : le blog supporte les approximations de l'immédiateté, il tolère les "coups de geule". Inch'Allah, ces miettes se retrouveront un jour ou l'autre dans une publication où la diplomatie obligera à plus de pondération (et moins de spontanéité).
Je me retrouve assez bien dans le scepticisme de ce vieux stoïcien de Pilate, dont le IV° évangile nous transmet une phrase certainement authentique : "Qu'est-ce que la vérité ?" Ce que je transpose ainsi : "à quoi bon ?" Nous sommes si peu nombreux à chercher la vérité, immergés dans la forêt dense de l'hyper-bruit médiatique d'une part, et des conformismes religieux d'autre part !
A quoi bon parler ? Qui entendra ? Quelque chose peut-il changer ? Quelque chose de nouveau peut-il naître dans ce siècle fatigué, noyé dans les gémissements de souffrance et les cris des camelots de vérités en carton-pâte ?
A quoi bon ?
Alors je me tourne vers Jésus le nazôréen, l'ami très-aimé.
Et je le vois dire ce qu'il avait à dire, faire ce qu'il avait à faire. Entendu, de son vivant, par les seules collines de Galilée, leurs oliviers séculaires et leurs grillons chanteurs.
Trahi, dès sa mort ou même un peu avant.
Comme son maître Jean-Baptiste, Jésus a parlé dans le désert. Il a vécu et il est mort dans l'indifférence.
Aujourd'hui, il est le plus célèbre inconnu de la planète.
Ai-je le droit, ayant croisé un jour son regard, ayant été séduit par lui, ayant été aimé par lui (comme seul, je crois, il sait aimer), de ne pas parler face au désert ?
C'est pourquoi je me suis assis dans le réseau d'Internet.
Sur un strapontin.
M.B., 15 janvier 2008







